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Le carpocapse des pommes et des poires

Le carpocapse des pommes et des poires
Cydia pomonella

Le carpocapse des pommes et des poires (Cydia pomonella) est un insecte de l’ordre des lépidoptères dont la larve se développe à l’intérieur des fruits.

L’insecte adulte est un papillon de 18 mm environ d’envergure dont les ailes antérieures sont grisâtres, avec aux extrémités une large tache brune bordée de lignes dorées. Les ailes postérieures, uniformément brunes, ont les bords ciliés. La tête porte deux antennes filiformes étalées.
La larve est une chenille de 1,8 mm de long (jeune) à 15 mm environ avant diapause, au corps rose pâle et à tête brun foncé.

Larve de Cydia pomonella dans le fruit.

Sa période d’activité se déroule au crépuscule quand la température atteint 16 °C (mai à septembre). Il pond sur les feuilles, les tiges ou l’œil des fleurs fécondées. La larve pénètre souvent dans le fruit par l’œil mais pas toujours. La première génération n’est pas la plus dangereuse. La deuxième génération apparaît en août. Les femelles pondent sur les fruits sains et la chenille pénètre par un point quelconque. Elle affectionne particulièrement les pépins. Le trou de sortie de la larve se remarque par l’accumulation de déjections.

À maturité, elle quitte sa plante hôte. Soit elle rejoint le sol et se cache dans quelque trou, soit elle reste sur l’arbre et se réfugie dans une anfractuosité de l’écorce, et dans les deux cas, elle se nymphose dans un cocon blanchâtre pour attendre le printemps suivant.

Les plantes-hôtes sont le plus souvent des rosacées : (pommier, poirier, abricotier, cognassier, parfois pêcher et prunier), mais aussi le noyer (famille des juglandacées).

SYMPTÔMES

Les fruits attaqués présentent un minuscule orifice d’où s’échappe une espèce de sciure humide. Le centre
du fruit est parcouru par une galerie occupée par la chenille du carpocapse et ses déjections. Les dégâts peuvent être très importants même si quelques fruits seulement peuvent tomber prématurément.

PROTECTIONS PRÉVENTIVES
  1. Favorisez la présence d’auxiliaires utiles comme les chauves-souris et les oiseaux (pic, mésange bleue etc.). Construisez-leur des abris.
  2. Ne plantez pas de variétés sensibles comme Gravensteiner, Transparente blanche, Boskoop etc.
  3. Chaulez annuellement vos arbres fruitiers. La chaux vive est un produit naturel qui détruit les champignons responsables de la cloque, de la tavelure, de la moniliose etc. ; mais qui tue aussi les insectes qui se nichent dans les replis des écorces.
  4. Traitez vos arbres avec une infusion de tanaisie ou d’absinthe. L’odeur de l’infusion couvrant l’odeur des pommes, les papillons seront perturbés.
  5. Ramassez et exportez tous les fruits (tombés ou piqués) hors du verger au moment de l’éclaircissage jusqu’à la récolte. Ainsi, les larves seront éliminées avant de quitter le fruit.
  6. Éliminez les bois morts (souches d’arrachages), ils sont également des zones refuges et de recolonisation.
  7. Après la chute des poires et pommes, les larves, toujours dans les fruits, vont se retrouver sur le sol. Elles vont alors rejoindre les troncs et leurs anfractuosités pour y réaliser leur cocon.

De fin mai jusqu’à la récolte, placez des bandes-pièges en carton ondulé (ou de la glu) autour du tronc. Ils constitueront un refuge artificiel où s’établiront les larves pour y passer l’hiver. Ces cartons seront placés à 20 cm au moins au-dessus du sol (au plus près du bourrelet de greffe, sans contact avec le sol).

Fin de l’automne, brûlez les cartons.

METHODES DE PROTECTION DIRECTE

Le piégeage sexuel à phéromone permet de capturer les papillons grâce à la mise en place de capsules contenant des phéromones de synthèse.

Les phéromones utilisées pour la lutte par confusion sexuelle sont des substances volatiles qui interviennent dans la reconnaissance entre les papillons mâles et femelles au cours de l’accouplement. Ce sont des répliques synthétiques des phéromones produites par les femelles. L’apport de phéromones de synthèse dans l’atmosphère de la parcelle désoriente le papillon mâle, empêche l’accouplement et permet ainsi de rompre le cycle du ravageur avant l’apparition du stade nuisible.

La pose de ces pièges doit se faire pendant la première quinzaine d’avril au plus tard. Un piège se positionne entre 1,5 et 2 mètres de hauteur. Il est recommandé de changer les capsules toutes les 4 à 6 semaines, selon les conditions climatiques.

Intervention au stade de la chenille
Un biopesticide (Carpovirus, un virus de la granulose du carpocapse) peut être utilisé. C’est un agent pathogène naturel et spécifique du carpocapse. Les granules viraux sont pulvérisés directement sur l’arbre et les fruits. Les chenilles mangent les fruits et ingèrent les particules virales qui se multiplient et entraînent un arrêt de l’alimentation des larves qui meurent.
Attention ! S’agissant d’un organisme vivant, son application demande une bonne corrélation avec les
périodes d’éclosions.

Le Bacillus thuringiensis, et le spinosad
Ces autres organismes naturels ou spécialités, plus généralistes, peuvent également être utilisés.

(Sources : Wikipedia)

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