{"id":8865,"date":"2023-07-08T10:53:50","date_gmt":"2023-07-08T08:53:50","guid":{"rendered":"http:\/\/srhgx.be\/wordpress\/?p=8865"},"modified":"2023-07-08T10:53:52","modified_gmt":"2023-07-08T08:53:52","slug":"le-jardinier-de-la-grand-place","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/srhgx.be\/wordpress\/le-jardinier-de-la-grand-place\/","title":{"rendered":"Le Jardinier de la Grand-Place\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-medium-font-size\"><strong>\u00c9PUIS\u00c9<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-nv-dark-bg-color has-text-color has-large-font-size\"><strong>Jean-Louis VAN MALDER<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\"><strong>2019\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 25,00 \u20ac<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\"><strong>CFC-\u00c9ditions<\/strong>       <strong>ISBN : 978-2-87572-041-2<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"605\" height=\"336\" src=\"http:\/\/srhgx.be\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-1.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-8866\" srcset=\"http:\/\/srhgx.be\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-1.png 605w, http:\/\/srhgx.be\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-1-300x167.png 300w\" sizes=\"(max-width: 605px) 100vw, 605px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Saviez-vous que la Grand-Place de Bruxelles poss\u00e9dait un jardinier ?<br>Que sur cette place \u00e0 l\u2019architecture somptueuse, visit\u00e9e par les touristes du monde entier, s\u2019est tenu, depuis le XII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, un march\u00e9 \u00e9voluant au rythme des besoins des habitants : m\u00e9taux, mercerie, alimentation, v\u00eatements, quincaillerie, poteries, animaux, march\u00e9 matinal aux l\u00e9gumes et aux fruits, march\u00e9 aux oiseaux et, finalement, march\u00e9 aux fleurs.<br>Issu d\u2019une lign\u00e9e d\u2019horticulteurs depuis cinq g\u00e9n\u00e9rations, Jean-Louis Van Malder a travaill\u00e9 d\u00e8s son enfance sur ce march\u00e9. Tous les jours, lev\u00e9 avant l\u2019aube, il a accompagn\u00e9 ses parents, puis il a pris leur succession. Il est devenu, au fil des ans, le dernier jardinier-floriculteur de la Grand-Place, t\u00e9moin de la disparition d\u2019un des march\u00e9s les plus vivants de la ville.<br>Son \u00e9criture, vive et sinc\u00e8re, nous fait d\u00e9couvrir toute la richesse de son m\u00e9tier. Il raconte l\u2019histoire d\u2019une famille laborieuse et croque le portrait de ses clients, habitu\u00e9s ou occasionnels, touristes ou bruxellois. Son r\u00e9cit est port\u00e9 par le d\u00e9sir de transmettre une exp\u00e9rience de vie singuli\u00e8re.<br>Cet ouvrage, illustr\u00e9 de nombreux documents, s\u2019accompagne d\u2019un petit pr\u00e9cis d\u2019histoire des march\u00e9s de Bruxelles, sous la plume de Th\u00e9r\u00e8se Symons.<\/p>\n\n\n\n<p>N\u00e9 \u00e0 Uccle en 1952, fils de l\u2019horticulteur anderlechtois Jan Viktor Van Malder et de Louisa Carolina Schoukens, mara\u00eech\u00e8re \u00e0 Sint Martens Bodegem, Jean-Louis Van Malder a quitt\u00e9 le march\u00e9 de la Grand-Place de Bruxelles en 2016.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le jardinier de la Grand-Place tire sa r\u00e9v\u00e9rence<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.lalibre.be\/regions\/bruxelles\/2019\/04\/28\/le-jardinier-de-la-grand-place-tire-sa-reverence-AWYXOK3MS5ASVE4UTDI7L2FXWQ\/\">https:\/\/www.lalibre.be\/regions\/bruxelles\/2019\/04\/28\/le-jardinier-de-la-grand-place-tire-sa-reverence-AWYXOK3MS5ASVE4UTDI7L2FXWQ\/<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>La Grand-Place de Bruxelles a abrit\u00e9 durant plus d\u2019une centaine d\u2019ann\u00e9es, le march\u00e9 aux fleurs. Plantes ornementales, fleurs coup\u00e9es et annuelles s\u2019y c\u00f4toient. Le d\u00e9part de Jean-Louis Van Malder, dernier horticulteur pr\u00e9sent, y met fin.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Marie No\u00eblle Cruysmans et Marie Pascale Vasseur<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Publi\u00e9 le 28-04-2019<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img decoding=\"async\" width=\"480\" height=\"320\" src=\"http:\/\/srhgx.be\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-2.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-8867\" srcset=\"http:\/\/srhgx.be\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-2.png 480w, http:\/\/srhgx.be\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-2-300x200.png 300w\" sizes=\"(max-width: 480px) 100vw, 480px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Cinq g\u00e9n\u00e9rations de Van Malder ont fait fleurir la Grand-Place d\u00e8s l\u2019aube et par tous les temps. Un grand nombre d\u2019amateurs de plantes, d\u2019habitants du quartier, de commer\u00e7ants y ont alors leurs habitudes. Sur cette place unique qui a tout d\u2019un th\u00e9\u00e2tre, les acteurs viennent de la terre enti\u00e8re ou de la rue d\u2019\u00e0 c\u00f4t\u00e9. La nature humaine y fait son cin\u00e9ma sous le regard attentif, toujours bienveillant, de Jean-Louis Van Malder. Une personnalit\u00e9 peu commune, ultime repr\u00e9sentant de la tradition des floriculteurs de la Grand-Place.<\/p>\n\n\n\n<p>Des tranches de vie \u00e9mouvantes, parfois grin\u00e7antes, forment, rassembl\u00e9es dans un livre, un t\u00e9moignage rare et pr\u00e9cieux. Le monde m\u00e9connu des mara\u00eechers et des horticulteurs ainsi que leurs conditions de travail y sont d\u00e9crits sans d\u00e9tour. La solidarit\u00e9, les rencontres \u00e9tonnantes, les mille et une anecdotes glan\u00e9es \u00e0 l\u2019ombre de l\u2019h\u00f4tel de ville s\u2019y succ\u00e8dent.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>La Grand-Place dans le sang<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le seul point de vente des Van Malder est la Grand-Place. Quelques l\u00e9gumes se joignent parfois aux plantes ornementales pour combler le manque de recettes en hiver ainsi que les in\u00e9vitables sapins de No\u00ebl. Leurs terrains de culture se situent au d\u00e9part dans l\u2019enceinte de la ville. Un parfait circuit court et durable tant vant\u00e9 aujourd\u2019hui. Mais d\u2019expropriation en expropriation, ils sont forc\u00e9s de s\u2019en \u00e9loigner toujours davantage. Aujourd\u2019hui, leurs serres sont \u00e0 Dilbeek.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Au fil des ann\u00e9es<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Les m\u00e9thodes de production et d\u2019empaquetage ont \u00e9volu\u00e9 bien heureusement. Jean-Louis se souvient que, durant son enfance, les annuelles et les plantes vivaces se cultivent directement en pleine terre. Avec pour seul engrais, le fumier de vache ou de cheval. Chaque jour, les plantes pr\u00eates \u00e0 la vente sont d\u00e9terr\u00e9es et rang\u00e9es dans des caisses pour pr\u00e9parer le march\u00e9 du lendemain. L\u00e0, les journaux r\u00e9cup\u00e9r\u00e9s dans les poubelles servent \u00e0 emballer les ventes. Pi\u00e8tre contenant qui ne tarde pas \u00e0 se d\u00e9composer sous l\u2019effet de l\u2019humidit\u00e9. L\u2019apparition des conteneurs en plastique a chang\u00e9 les choses.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>La client\u00e8le<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Parmi ses clients, beaucoup sont de vrais connaisseurs. Le jardin de l\u2019\u00e9poque change de visage. De purement fonctionnel, il devient d\u00e9coratif. Bruxelles est alors une ville de bourgeois ais\u00e9s et curieux. Les plantes ornementales sont un signe ext\u00e9rieur ostentatoire de modernit\u00e9 et de richesse. Les jardiniers plus modestes ne sont pas en reste. Ils constituent la part la plus importante du va-et-vient autour de l\u2019\u00e9choppe. \u00c0 leur tour, ils cherchent \u00e0 embellir leur environnement. Certes, ils ne viennent pas en voiture comme les plus fortun\u00e9s ni n\u2019envoient le chauffeur chercher leur commande. Ils se contentent de remplir leur cabas et repartent \u00e0 pied. Tous sont avides d\u2019informations et d\u2019\u00e9changes. Tous font part de leurs triomphes et de leurs d\u00e9boires qui influenceront les futurs semis. Ainsi les liens \u00e9tablis par les g\u00e9n\u00e9rations pr\u00e9c\u00e9dentes se perp\u00e9tuent autour de ce point de ralliement, dernier salon o\u00f9 l\u2019on cause de plantes et de bien d\u2019autres choses.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00c0 Dilbeek, la vie continue<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>En lieu et place du march\u00e9 aux fleurs, Jean-Louis s\u2019attelle \u00e0 deux projets. Un livre de souvenirs avec l\u2019aide d\u2019une fid\u00e8le cliente libraire et un nouveau potager. Le mara\u00eechage, il conna\u00eet. L\u2019essentiel de leurs besoins en l\u00e9gumes a toujours \u00e9t\u00e9 couvert par la production familiale. Cette fois, il passe du potager en pleine terre au potager sur\u00e9lev\u00e9, en buttes et en bacs. La terre est d\u00e9sormais \u00e0 port\u00e9e de main et surtout de regard. \u00c0 ses yeux, quelle que soit la taille du jardin, l\u2019essentiel est de prendre conscience de l\u2019importance de la bonne sant\u00e9 du sol. Des dix premiers centim\u00e8tres d\u00e9pendent la qualit\u00e9 de la production. Pour lui, jardiner c\u2019est d\u2019abord savoir \u00eatre humble. La nature peut \u00eatre impr\u00e9visible et d\u00e9concertante. Observer et surveiller ses plantes pour comprendre ce qui se passe. Rester coh\u00e9rent dans ses interventions. Ne pas avoir de r\u00e9flexes conditionn\u00e9s par la chimie. Il n\u2019y a de vrai mara\u00eechage que naturel.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Bien faire et se tenir en joie, voil\u00e0 sa devise. <\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>F\u00e9condit\u00e9 de la terre et le visage de la terre<\/em>, d\u2019Ehrenfried Pfeiffer paru chez Actes Sud en 2016 est une lecture qu\u2019il recommande \u00e0 tous.<\/p>\n<div class=\"wps-pgfw-pdf-generate-icon__wrapper-frontend pgfw-icon-display pgfw-icon-display--default\" style=\"--pgfw-icon-justify:center;\"><a href=\"http:\/\/srhgx.be\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8865?action=genpdf&#038;id=8865\" class=\"pgfw-single-pdf-download-button pgfw-single-pdf-download-button--default pgfw-single-pdf-download-button--icon-only\" title=\"G\u00e9n\u00e9rer un PDF\" style=\"--pgfw-icon-width:25px;--pgfw-icon-height:45px;\" aria-label=\"Download PDF\"><span class=\"pgfw-single-pdf-download-button__media\" aria-hidden=\"true\"><img src=\"http:\/\/srhgx.be\/wordpress\/wp-content\/plugins\/pdf-generator-for-wp\/admin\/src\/images\/PDF_Tray.svg\" alt=\"\" decoding=\"async\"><\/span><\/a><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c9PUIS\u00c9 Jean-Louis VAN MALDER 2019\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 25,00 \u20ac CFC-\u00c9ditions ISBN : 978-2-87572-041-2 Saviez-vous que la Grand-Place de Bruxelles poss\u00e9dait un jardinier ?Que sur cette place \u00e0 l\u2019architecture somptueuse, visit\u00e9e par les&hellip;&nbsp;<a href=\"http:\/\/srhgx.be\/wordpress\/le-jardinier-de-la-grand-place\/\" rel=\"bookmark\">Lire la suite &raquo;<span class=\"screen-reader-text\">Le Jardinier de la Grand-Place\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":783,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","footnotes":""},"categories":[146,110,1],"tags":[902,903,119,169],"ppma_author":[447],"class_list":["post-8865","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-documents","category-livre","category-srhgx","tag-bruxellles","tag-grand-place","tag-jardinage","tag-jardinier"],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-05-21 20:45:41","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"authors":[{"term_id":447,"user_id":10,"is_guest":0,"slug":"cblancke","display_name":"Christine BLANCKE","avatar_url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/973b599229553ee0b848ec49ca3de61a676ccbea8c5d03d2f477ac1a73794615?s=96&d=mm&r=g","1":"","2":"","3":"","4":"","5":"","6":"","7":"","8":""}],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/srhgx.be\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8865","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/srhgx.be\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/srhgx.be\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/srhgx.be\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/srhgx.be\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=8865"}],"version-history":[{"count":2,"href":"http:\/\/srhgx.be\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8865\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":8887,"href":"http:\/\/srhgx.be\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8865\/revisions\/8887"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/srhgx.be\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/media\/783"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/srhgx.be\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=8865"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/srhgx.be\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=8865"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/srhgx.be\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=8865"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"http:\/\/srhgx.be\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/ppma_author?post=8865"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}