{"id":7831,"date":"2023-03-23T08:40:19","date_gmt":"2023-03-23T07:40:19","guid":{"rendered":"http:\/\/srhgx.be\/wordpress\/?p=7831"},"modified":"2025-05-21T08:50:31","modified_gmt":"2025-05-21T06:50:31","slug":"leffet-pipaillon-transformer-et-conserver-les-surplus-de-legumes-et-de-fruits","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/srhgx.be\/wordpress\/leffet-pipaillon-transformer-et-conserver-les-surplus-de-legumes-et-de-fruits\/","title":{"rendered":"L\u2019effet Pipaillon : transformer et conserver les surplus de l\u00e9gumes et de fruits"},"content":{"rendered":"\n<p><a href=\"https:\/\/www.lesoir.be\/500670\/article\/2023-03-13\/leffet-pipaillon-transformer-et-conserver-les-surplus-de-legumes-et-de-fruits?utm_source=planete\">https:\/\/www.lesoir.be\/500670\/article\/2023-03-13\/leffet-pipaillon-transformer-et-conserver-les-surplus-de-legumes-et-de-fruits?utm_source=planete<\/a><\/p>\n\n\n\n<p><strong> <\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Gr\u00e2ce \u00e0 son <strong>prix Be Circular, l\u2019atelier de conserverie bruxellois Pipaillon<\/strong> se d\u00e9double. L\u2019objectif&nbsp;:<strong> offrir un service de transformation performant aux agriculteurs qui souhaitent valoriser leurs surplus de produits frais.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab <strong>D\u2019ici 2025<\/strong>, l\u2019atelier esp\u00e8re avoir atteint son seuil de rentabilit\u00e9 : <strong>11 tonnes de produits transform\u00e9s par an.<\/strong> Et <strong>en 2027<\/strong>, l\u2019objectif est d\u2019arriver \u00e0 <strong>30 tonnes par an<\/strong>, soit la capacit\u00e9 maximale de transformation du nouvel atelier \u00bb, explique <strong>Catherine Bodson<\/strong> <\/p>\n\n\n\n<p><strong>Un papillon, symbole de transformation<\/strong>, s\u2019affiche sur les bocaux de confiture, de chutney ou de tapenades, avec des noms de bapt\u00eame traduisant un esprit rock et un sens certain de l\u2019humour&nbsp;: \u00ab&nbsp;Strawberry Fields&nbsp;\u00bb pour la confiture de fraise, \u00ab&nbsp;Rhubarbra Streisand&nbsp;\u00bb pour la rhubarbe, \u00ab&nbsp;Figgy Pop&nbsp;\u00bb pour le chutney de figues\u2026 Ce papillon, <strong>c\u2019est l\u2019embl\u00e8me de Pipaillon<\/strong>, <strong>un atelier de conserverie cr\u00e9\u00e9 en 2014 par Catherine Bodson<\/strong>, une ancienne de l\u2019import\/export et de la Commission europ\u00e9enne qui, \u00e0 50 ans, a d\u00e9cid\u00e9 qu\u2019il \u00ab&nbsp;\u00e9tait temps d\u2019enfin faire un truc utile de sa vie&nbsp;\u00bb et qui a renou\u00e9 avec ses racines et un grand-p\u00e8re fruiticulteur. \u00ab&nbsp;<strong>L\u2019objectif de Pipaillon est de travailler en circuit court, avec des producteurs locaux, en bio<\/strong>, explique-t-elle, et <strong>d\u2019utiliser des m\u00e9thodes ancestrales de conservation en boca<\/strong>l (lire ci-contre)&nbsp;: le sucre pour les confitures et les sirops, l\u2019huile et la pasteurisation pour les tapenades, le vinaigre pour les chutneys et les pickles, et le sel pour les citrons confits.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Jusqu\u2019\u00e0 son <strong>d\u00e9m\u00e9nagement \u00e0 Saint-Gilles fin janvier 2023,<\/strong> Pipaillon \u00e9tait implant\u00e9 au quai au Bois \u00e0 Br\u00fbler, avec une boutique avec petite restauration \u00e0 front de rue et un atelier \u00e0 l\u2019arri\u00e8re. \u00ab&nbsp;Pendant les deux premi\u00e8res ann\u00e9es, nos produits n\u2019ont \u00e9t\u00e9 vendus que l\u00e0, retrace Catherine Bodson, mais petit \u00e0 petit on a cr\u00e9\u00e9 un r\u00e9seau de distribution qui s\u2019est \u00e9tendu. Quand le covid est arriv\u00e9 en 2020, on commen\u00e7ait \u00e0 \u00eatre \u00e0 l\u2019\u00e9troit dans cet atelier. Nous avons d\u00e9cid\u00e9 d\u2019<strong>int\u00e9grer une entreprise de travail adapt\u00e9, le Groupe Foes, \u00e0 Anderlech<\/strong>t. Cela nous permet d\u2019employer et de former des travailleurs porteurs d\u2019un handicap tout au long de la cha\u00eene de production.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p><strong>D\u00e9doubler l\u2019atelier<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Au fil des ann\u00e9es, Catherine Bodson a \u00e9t\u00e9 confront\u00e9e \u00e0 une demande de plus en plus pressante de la part des agriculteurs locaux&nbsp;: avoir la possibilit\u00e9 de transformer le surplus de leurs produits frais. \u00ab&nbsp;Un surplus, un invendu, ce n\u2019est pas \u00e0 jeter, \u00e7a a une valeur. La raison pour laquelle les agriculteurs ne transforment pas eux-m\u00eames, c\u2019est qu\u2019ils n\u2019ont pas le temps, ou pas le savoir-faire, parce qu\u2019il faut un processus transparent et aux normes, du d\u00e9but \u00e0 la fin. C\u2019est de l\u00e0 qu\u2019est n\u00e9e l\u2019id\u00e9e de proposer un service de transformation&nbsp;: <strong>le producteur nous livre des fruits ou des l\u00e9gumes et il r\u00e9cup\u00e8re un produit fini qu\u2019il pourra revendre \u00e0 son profit, avec un b\u00e9n\u00e9fice.<\/strong> Nous avons d\u2019abord demand\u00e9 aux agriculteurs ce qu\u2019ils avaient comme production, quels \u00e9taient les risques, ce qu\u2019ils voulaient faire de leurs surplus. Par exemple, pour un <strong>producteur de tomates<\/strong>, la pleine saison tombe pendant les vacances scolaires et beaucoup de tomates restent aux champs, alors qu\u2019on pourrait <strong>en faire de la passata, des sauces, des soupes<\/strong>. Et <strong>les tomates vertes de fin de saison<\/strong>, qui ne sont pas mangeables crues, <strong>font de tr\u00e8s bonnes confitures<\/strong>. C\u2019est une bonne mani\u00e8re d\u2019\u00e9viter le gaspillage alimentaire.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Avec son projet d\u2019atelier circulaire, <strong>Pipaillon fait partie des laur\u00e9ats 2022 de Be Circular<\/strong> (une initiative du Gouvernement de la R\u00e9gion de Bruxelles-Capitale), ce qui lui a permis de d\u00e9crocher un financement de plus de 100.000 euros. \u00ab&nbsp;Cet argent va nous servir \u00e0 cr\u00e9er cette deuxi\u00e8me cuisine, \u00e0 investir dans du mat\u00e9riel, \u00e0 recruter et former du personnel car ces subsides vont aussi b\u00e9n\u00e9ficier \u00e0 l\u2019emploi. Sans ce financement, on n\u2019aurait pas eu les moyens de monter cet atelier tout de suite&nbsp;\u00bb, pr\u00e9cise Catherine Bodson. D\u2019ici 2025, l\u2019atelier esp\u00e8re avoir atteint son seuil de rentabilit\u00e9&nbsp;: 11 tonnes de produits transform\u00e9s par an. Et en 2027, l\u2019objectif est d\u2019arriver \u00e0 30 tonnes par an, soit la capacit\u00e9 maximale de transformation du nouvel atelier. Mais les ambitions de la fondatrice ne s\u2019arr\u00eatent pas l\u00e0&nbsp;: \u00ab&nbsp;Ce mod\u00e8le d\u2019atelier de transformation pourrait \u00eatre dupliqu\u00e9 et reproduit le plus pr\u00e8s possible des lieux de productions, ou pour des collectivit\u00e9s locales.&nbsp;\u00bb Ce Pipaillon-l\u00e0 n\u2019a pas fini de battre des ailes.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Bocaux bien-aim\u00e9s<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>A l\u2019heure de la crise \u00e9nerg\u00e9tique<\/strong> et des invitations \u00e0 la sobri\u00e9t\u00e9, les m\u00e9nages ont d\u00fb faire cette constatation&nbsp;: le <strong>r\u00e9frig\u00e9rateur <\/strong>occupe une des premi\u00e8res places dans le top des appareils \u00e9lectrom\u00e9nagers les plus <strong>\u00e9nergivores<\/strong>. Comme alternative \u00e0 la conservation par le froid, <strong>les bocaux en verre de nos grands-m\u00e8res ont actuellement le vent en poupe.<\/strong> Un vrai retour de hype. M\u00eame le g\u00e9ant su\u00e9dois de l\u2019ameublement s\u2019y est mis, en sortant une \u00e9dition limit\u00e9e de bocaux avec couvercle. Chez Pipaillon, le processus de <strong>mise sous conserve consomme de l\u2019\u00e9nergie<\/strong>, mais une fois le <strong>produit fini,<\/strong> une simple <strong>\u00e9tag\u00e8re <\/strong>suffit pour le garder pendant de longs mois. Sans compter que les bocaux constituent une alternative plus durable aux r\u00e9cipients en plastique. \u00ab&nbsp;Pendant le processus, le bocal subit un choc thermique&nbsp;\u00bb, pr\u00e9cise Catherine Bodson, ce qui fait qu\u2019il n\u2019est pas r\u00e9utilisable, mais il est recyclable.&nbsp;\u00bb Un atout non n\u00e9gligeable.<\/p>\n<div style=\"display:flex; gap:10px;justify-content:center\" class=\"wps-pgfw-pdf-generate-icon__wrapper-frontend\">\n\t\t<a  href=\"http:\/\/srhgx.be\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7831?action=genpdf&amp;id=7831\" class=\"pgfw-single-pdf-download-button\" ><img src=\"http:\/\/srhgx.be\/wordpress\/wp-content\/plugins\/pdf-generator-for-wp\/admin\/src\/images\/PDF_Tray.svg\" title=\"G\u00e9n\u00e9rer un PDF\" style=\"width:auto; height:45px;\"><\/a>\n\t\t<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>https:\/\/www.lesoir.be\/500670\/article\/2023-03-13\/leffet-pipaillon-transformer-et-conserver-les-surplus-de-legumes-et-de-fruits?utm_source=planete Gr\u00e2ce \u00e0 son prix Be Circular, l\u2019atelier de conserverie bruxellois Pipaillon se d\u00e9double. 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